Compte-rendu d'AG du 16/03/09

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Compte-rendu d'AG du 16/03/09

Message  Théo le Mar 17 Mar - 0:45

Bonjour,

Les AG n'étant plus relatées depuis quelques temps, je prends l'initiative d'en réinstiller l'habitude.

La dernière AG, initialement prévue en Langevin, d'abord reportée d'urgence dans un amphi du BP Sciences, puis, constatant le trop-plein de personnes, dans le Hall du Bâtiment Principal, a réuni environ 500 étudiants. Présence de quelques professeurs.
Micro de fortune : un mégaphone qui finalement ne fut utilisé qu'au départ.
Ambiance : électrique, mélange d'enthousiasme, d'agacement et d'impatience.


Intervention des représentants à la dernière coordination nationale des étudiants. - Florian, Thomas, David
-> Ils ont commencé par signaler la généralisation d'actes de répression administrative, judiciaire ou policière à l'encontre du mouvement étudiant, notamment à Lyon avec un traumatisme crânien pour une personne présente.
-> La coordination nationale soutient le contre-sommet européen se déroulant prochainement à Strasbourg.
-> La coordination nationale met en garde les organisations syndicales concernant toute négociation avec le gouvernement.
-> La coordination nationale demande l'arrêt immédiat des poursuites judiciaires à l'encontre des personnes mobilisées.
-> La nuit des universités a été votée pour vendredi 20 mars : occupation nocturne de l'université, avec présence des différentes composantes du mouvement.
-> La coordination nationale appelle à un meeting interprofessionnel mardi 24 mars, ainsi, par avance, qu'à une journée de manifestation le jeudi 26 mars.
-> La coordination nationale appelle à l'occupation des locaux et aux actions de blocage.
-> Et à la convergence des luttes (En incitant à la distribution de tracts).
-> Un événement relaté provenant de Montpellier III : 8 personnes interdites de présence sur le campus

Intervention de Gaspard
Gaspard a insisté sur le festival se préparant au moment où l'AG se tenait, en mettant en avant les caractères actif, festif mais surtout pacifique de ce type d'occupation.
Il a lancé la proposition de faire continuer ces Joyeux-Bordels jusqu'à 23 heures, bien que l'idée de départ fut 6 heures.

Représentant de la LTF (Ligue Trotskiste de France)
Il s'est prononcé pour le départ des vigiles et en soutien "des étudiants tabassés".
Il a insisté sur le fait que, selon lui, "l'Université est une institution bourgeoise", et qu'il faut considérer que ce mouvement est un mouvement ouvrier, pas seulement étudiant.
Il a vivement fustigé nombre d'autres partis de gauche, semblant vouloir positionner une opinion claire pour la LTF vis-à-vis d'eux.
Son intervention eut un succès mitigé, entre rires désabusés et applaudissements sincères ou non, entre sifflets et sourires entendus, mais le fait est qu'elle fut longue et construite.

Représentant d'une association : "Oui à la grève mais non au blocage"
Un étudiant est venu représenter une opinion n'ayant eu que peu d'écho sur le campus jusqu'à présent : celle des anti-bloqueurs.
Il est venu insister sur le fait que, d'après lui, "90% des étudiants repartent chez eux quand ils constatent que leur fac est bloquée". Il a par la suite expliqué que le blocage était à sa vue une source de division du mouvement étudiant, et fait le lien entre piquets de grève et violence.
Pour lui, le blocage est facteur de discrédit : "on passe pour des guignols". Il a repris un terme utilisé par le gouvernement : "criminalisation des mouvements", en expliquant que le gouvernement n'attendait que cette occasion pour nous stigmatiser.
Cet étudiant a achevé son intervention sur une invitation à participer massivement à la journée du 19 mars, puis signalé en guise de post-scriptum qu'il a créé un site internet pour relayer son opinion.

Simon, médecine
D'un débit de parole parfois difficile à suivre, Simon a appelé à une convergence des luttes avec le secteur hospitalier, via l'envoi de mandatés étudiants dans les AG concernées.
Il a notamment émis un petit laïus sur les raisons poussant les hôpitaux à se mobiliser : tarification à l'acte, privatisation des hôpitaux ...
Puis, comme de coutume, il a achevé son intervention en appelant à une participation massive à la journée du 19 mars.

Boris, pour l'UNEF
Boris a entre autres insisté sur les signes de peur qu'émet selon lui le gouvernement et le président : "Le fait qu'il ordonne la réécriture du décret montre qu'il flippe grave"
Et, bien évidemment, il a péroré sur la même chose que les deux précédents précédents orateurs ...

Rafaël, médecine
Le blocage est selon lui indispensable à la poursuite du mouvement, mais les modalités restent à discuter. "Le blocage doit permettre de faire bloc". Il faut selon lui dépasser les directions syndicales. Tacitement, il le dit en tant que membre de l'UNEF.
Il s'interroge sur les mieux placés pour appeler à des meetings interprofessionnels après le 19 mars : les enseignants-chercheurs ou les étudiants ?

David
David a relaté l'idée de poursuivre une grève générale après le 19 mars : "ça se construit, ça ne se décrète pas". Il a réagi à l'intervention de Boris : "le gouvernement flippe mais commence la répression"
Puis il a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas négocier avec le gouvernement.

Deux étudiants ont parlé des difficultés liées au financement : l'un d'eux, également salarié à l'université, verrait sa rétribution disparaître en cas de blocage. L'autre se verrait retirer ses droits pour les bourses en cas de poursuite sur la durée d'un tel mouvement.

Jonas
Jonas a insisté sur le fait que l'aide sociale ne suffit pas (Questions de budget, de frais)

Florian
Florian a opposé une fac de managers à une fac où peut se développer la pensée critique.

___________________

Concernant les votes :
Reconduction de la grève, unanimité moins une vingtaine de voix, surtout des abstentions et NPPPV
Occupation des locaux jusqu'à 23 heures : forte majorité
Blocage : Majorité à 2 pour 1 (135 pour, 66 contre, un certain nombre d'abstentions et de NPPPV)


Les discussions sur ce dernier vote ont remis sur la table le problème des salaires, notamment BIATOSS, le problème de la désolidarisation des différentes composantes (Les profs ne se sont pas encore mis d'accord sur le blocage), le fait qu'un certain nombre d'étudiants habitent loin de la fac ce qui peut nuire à leur investissement pour le mouvement, surtout en période de blocage, le problème des bourses ...

Théo

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